Les élus du département du Val d'Oise et de Sarcelles envisagent l'arrivée d'un circuit de F1 à Sarcelles. Didier Arnal président du conseil général du Val d'Oise se
dit prêt à aider son financement avec le secteur privé à hauteur de 35 millions d'euros. François Pupponi, maire de Sarcelles, y voit, quant à lui, une opportunité économique et sportive pour sa
ville.
Cependant à droite, avec Yannick Paternotte, comme à gauche, avec les "Verts", des voix se lèvent contre ce projet. Elles dénoncent un projet en contradiction avec le
respect de l'environnement et avec l'objectif de développement durable largement affiché par le conseil général.
Un non-sens environnemental
Il n'est plus besoin d'expliquer l'impact qu'ont les émissions de gaz à effet de serre. Bien que l'impact de quelques autos de F1 soit dans l'absolu faible sur
l'environnement, le cumul de toutes les automobiles, F1 ou non, est dangereux. Implanter un nouveau circuit va à l'encontre de la volonté de faire prendre conscience de la nécessité de préserver
notre cadre de vie. De plus lorsque l'on parle d'environnement, il ne faut pas oublier la pollution sonore qu'engendre ce type de circuit; or celle-ci viendrait s'ajouter à celle, déja
omniprésente, des avions de Roissy.
Un non-sens économique
Les réserves de pétrole seront épuisées en 2050. Le circuit de F1, qui devrait être opérationnel en 2010, n'aurait donc une durée de vie que de 40 ans. Après, il
faudra laisser le soin à nos enfants de payer la facture du recyclage du circuit devenu obsolète. Qu'adviendra-t-il lorsque le circuit sera déserté par les spectateurs? Que restera-t-il lorsque les
activités induites auront disparues? Encore une fois, comme pour l'environnement, on ne s'en préoccupe pas et on repousse le problème aux générations futures. Par ailleurs on demande aux "jeunes"
d'être plus responsables et d'arrêter de regarder bêtement tourner des voitures à la télé... Sans compter que ce circuit se fera au détriment de la maison de l'Environnement jugée trop chère par le département. Incompréhensible lorsque l'on sait que
l'économie de demain sera centrée sur les énergies renouvelables. Pourquoi le département n'a-t-il pas profité des atouts dont il dispose? En effet avec le problème du bruit, nos entreprises ont
acquis une grande expérience en matière d'isolation phonique sans compter les recherches effectuées dans ce domaine à l'université de Cergy-Pontoise. Pourquoi ne pas chercher à mettre en avant ces
domaines de l'innovation pour créer une véritable économie alternative en accord avec l'environnement?
Un non-sens politique
Impossible de comprendre pourquoi Didier Arnal et François Pupponi, tous deux socialistes, font des choix qui vont à l'encontre des politiques défendues par leur
parti, le parti socialiste, mais aussi à l'encontre des idées qu'ils dictent dans la rue (voir la dernière campagne sur le développement durable du Val d'Oise : cliquer ici). Encore une fois, les hommes politiques vont à l'encontre de leurs
discours et décrédibilisent leurs positions.